Bretagne Ultra Trail
Du Morbihan au Finistère
Comme à la maison
Cette année j’allonge les distances en terres bretonnes avec un trail qui se termine au Pouldu. Il se déroule une semaine avant le weekend du 1er mai, j’en profite pour glisser quelques jours de télétravail après la course pour profiter de mes parents et de Kergal, un havre de paix. Bien que j’avais couru le marathon de Barcelone un mois auparavant avec Papa, je ne trouve pas que mon entraînement soit suffisant pour un trail de cette distance. Cela fait maintenant 6 mois que j’ai pas mis de dossard de trail, il a beaucoup plut en Mars, et la motivation à courir était dure à trouver, j’affiche quelques semaines à 50/60 km, pas plus. Le doute quant à ma capacité à finir est donc légitime. Je me dis que mon expérience prendra le dessus, je commence à être un vétéran maintenant.
La veille de course, tranquillement en télétravail, je pars récupérer mon dossard à Lorient au nouveau magasin de running. Un petit tour du cou relativement moche et un échantillon de boisson d’effort sont offert avec le précieux sésame. Je retourne rapidement à Guidel pour manger avec papa et julien des pâtes au pesto, le repas du coureur.
Le soir petit repas en famille à la maison et il est rapidement l’heure d’aller se coucher pour une courte nuit. Car je dois être debout avant 2h, la navette est à 3h au pouldu pour un départ de poulfetan à 5h, ça pique. J’ai quand même la surprise de voir descendre papa lors de mon petit dej, il ne trouvait plus le site de suivi du chrono que je lui avais transféré la veille par mail (on dirati qu’il est plus motivé que moi !)
Le départ
Allez hop, c’est parti, direction le pouldu que l’on connait si bien, je me glisse dans la navette un peu encombré avec mon sac de trail et mon sac de délestage de mi-course, que j’aurai finalement pu donner à papa et maman puisqu’il seront là au ravitaillement du 60e km. Tant pis, c’est après 1h bonne heure de bus avec mes sac sur mes genoux et un début de mal des transports qu’on arrive dans le petit village de PoulFetan et ses vieilles chaumières. Un petit briefing se déroule dans un grange au cours duquel le speaker se fait interrompre réguilièrement par un coq, c’est cocasse.
Le départ est aussitôt donné, je suis pas vraiment réveillé et positionné loin dans le peloton. L’ambiance est légèrement mystique avec la musique celte et les dizaines de flambeaux allumés dans ce vieil hameau breton.
Notre cortège de frontales rentre rapidement dans la forêt malgré les quelques bouchons dû au rétrécissment. Après moins de 10min de course, je vois de nombreux coureurs s’arreter pour faire leur besoins, un peu con mais bon j’en profite pour les doubler et rapidement les espaces se creusent.
À un moment, je me surprends à être seul devant dans le noir après avoir doubler quelques coureurs coincé en file indienne. C’est sûr que les gens préfèrent rester prudent sur ces distances, ils restent bien au chaud dans la foulé du doyen et n’osent pas doubler. Je reprend rapidement d’autres concurrents et au bout de 2 petites heures il fait quasiment jour.